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En raison de la canicule :

Mardi 23 juin : Fermeture exceptionnelle de la médiathèque de Vallet. La bibliothèque de La Chapelle-Heulin reste ouverte.

Mercredi 24 et jeudi 25 juin : Les bibliothèques de Vallet et du Pallet seront fermées l'après-midi.

Le matin : L'ensemble des bibliothèques du réseau restent ouvertes.

Non concernées : Aucun changement d'horaire pour Mouzillon, La Regrippière, La Remaudière et La Chapelle-Heulin.

Druon, Maurice (1918-2009)

Contents


Biographie

Une jeunesse littéraire

Maurice Druon est baigné par son ascendance dans la littérature, comme neveu de l'écrivain Joseph Kessel, arrière-petit-fils d'Antoine Cros, troisième et dernier « roi d’Araucanie et de Patagonie », arrière-petit-neveu du poète Charles Cros et arrière-arrière-petit-fils d'Odorico Mendes, homme de lettres brésilien, protecteur du {{17e}} fauteuil de l'Académie brésilienne des lettres. Son père, Lazare Kessel (1899-1920), né à Orenbourg en Russie, immigre à Nice en 1908 en compagnie de ses parents juifs d'origine lituanienne et de son frère aîné, le futur écrivain Joseph Kessel. Lauréat du premier prix du Conservatoire, Lazare Kessel est pensionnaire de la Comédie-Française. Mais il se suicide par balle le 27 août 1920 à l'âge de 21 ans avant d'avoir reconnu son enfant, le futur Maurice Druon, lequel prendra à sept ans le nom de son père adoptif, René Druon (1874-1961), notaire dans le Nord, que sa mère, Léonilla Samuel-Cros (1893-1991), avait épousé en 1926.

Maurice Druon passe son enfance à La Croix-Saint-Leufroy, en Normandie, où il fait la connaissance de Pierre Thureau-Dangin, fils du secrétaire perpétuel de l'Académie française, Paul Thureau-Dangin. Il poursuit ses études secondaires au lycée Michelet de Vanves. Lauréat du Concours général en 1936, il commence à publier, à l’âge de dix-huit ans, dans les revues et journaux littéraires tout en étant élève à la Faculté des lettres de Paris puis à l'École libre des sciences politiques (1937-1939). Avec son oncle Joseph Kessel, il côtoie les grands noms de l'aventure de l'Aéropostale (Mermoz, Saint-Exupéry, Guillaumet), rencontre des artistes de l'Europe de l'Est et fréquente les cabarets russes.

Résistant et écrivain à succès

En septembre 1939, appelé par les obligations militaires, il publie dans Paris-Soir de Pierre Lazareff, un article intitulé « J'ai vingt ans et je pars ». Élève officier de cavalerie à l’École de Saumur en 1940, il participe lors de la Campagne de France aux combats des cadets de Saumur sur la Loire. Démobilisé, il reste en zone libre, et fait représenter sa première pièce, Mégarée, au Grand Théâtre de Monte-Carlo le 3 février 1942. Il s'engage dans la Résistance. Avec son oncle Joseph Kessel, il quitte la France à Noël 1942, pour rejoindre les rangs des Forces françaises libres du général de Gaulle, traversant les Pyrénées puis l’Espagne et le Portugal avant qu'un hydravion ne les emmène en janvier 1943 à Londres.

Il devient l'aide de camp du général François d'Astier de La Vigerie, puis attaché au programme « Honneur et Patrie » de la BBC auprès d'André Gillois, avant de partir en mission à Alger pour le Commissariat à l’intérieur et à l’information et devient correspondant de guerre auprès des armées françaises en 1944 jusqu’à la fin des hostilités. Il écrit alors avec Kessel en mai 1943 le Chant des partisans qui, sur une musique composée par Anna Marly, devient l'hymne aux mouvements de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Il est également l'auteur, en 1942, de la célèbre chanson française Le Galérien, mise en musique sur un arrangement d'un air traditionnel russe par Léo Poll, et interprétée par Yves Montand, puis par les Compagnons de la chanson en 1950, ensuite par Armand Mestral, puis Mouloudji en 1958 et enfin par de nombreux autres artistes interprètes.

À la Libération, il se consacre à la littérature et publie ses souvenirs de guerre dans La Dernière Brigade en 1946. Avec son roman Les Grandes Familles en 1948, premier de la trilogie « La Fin des hommes » (avec « La Chute des corps » et « Rendez-vous aux enfers »), il reçoit le Prix Goncourt qui lui donne une place dans le Paris littéraire. En 1953, sa pièce en un acte, Un Voyageur, entre au répertoire de la Comédie-Française avec une mise en scène de Jean Piat, et il publie avec Joseph Kessel, la pièce Le Coup de grâce. Puis il accède définitivement à la célébrité avec le succès de sa saga historique littéraire, Les Rois maudits, publiée à partir de 1955, et adaptée en 1973 à la télévision. Maurice Druon n'a jamais caché que sa série « Les Rois maudits » avait été le résultat d'un travail d'atelier. Au nombre des collaborateurs, qu'il remercie dans sa préface, on relève les noms de Gilbert Sigaux, Matthieu Galey, Pierre de Lacretelle, José-André Lacour et Edmonde Charles-Roux parmi quelques nègres de moindre envergure. Avec ces deux sagas, ainsi que les romans mythologiques Alexandre le Grand et Les Mémoires de Zeus, il semble se spécialiser dans le roman historique, réputé {{Citation}}, tout en s'aventurant dans la littérature jeunesse avec Tistou les Pouces verts et en écrivant des nouvelles.

Après divers prix prestigieux, dont le prix Pierre de Monaco qui récompense l'ensemble de son œuvre à quarante-huit ans en 1966, il est élu, le 8 décembre de cette même année, au {{30e}} fauteuil de l’Académie française, succédant à Georges Duhamel. Il participe entre 1969 et 1970 à la Commission de réforme de l'ORTF.

Ministre des Affaires culturelles

Le résistant gaulliste reste engagé politiquement durant toutes ces années. Peu à peu, le romancier laisse la place à l'écrivain engagé et au polémiste. Publiant tour à tour L'Avenir en désarroi où il analyse les mouvements de Mai 68, Une Église qui se trompe de siècle dans lequel il critique l'évolution de l'Église catholique, ou une édition augmentée de ses Lettres d’un Européen, publiées initialement durant la guerre, et dans lesquelles il prend parti pour une Europe des Nations avec monnaie unique et suppression des frontières. Ne refusant pas l'étiquette de conservateur, il écrit {{Citation}}

Maurice Druon est nommé le 5 avril 1973 ministre des Affaires culturelles par Georges Pompidou. La nomination de cette figure historique du gaullisme, seul membre du gouvernement à ne pas être élu, homme de lettres popularisé par ses succès littéraires et l'adaptation télévisuelle des Rois Maudits, résistant ne cachant pas son goût pour l'ordre, doit permettre de calmer une majorité échaudée par le projet du Centre Beaubourg.

Qualifié de {{Citation}} par Paul Morand et de {{Citation}} par L'Humanité au moment de sa nomination, en référence à l'écrivain premier titulaire du ministère des Affaires culturelles, il s'appuie sur son succès littéraire et télévisuel pour assoir sa légitimité politique, affirmant à Jean Mauriac : « Et puis, au fond, mes lecteurs ne sont-ils pas mes électeurs ? ». « Logique qui donne l'Élysée à Guy Lux et Matignon à Zitrone » lui répond Maurice Clavel. Par ces premières déclarations abruptes, il se fait {{Citation}} selon le mot de Pompidou – il inaugure son ministère en jugeant que Picasso {{Citation}} – et incarne une culture conservatrice comme {{Citation}} selon Le Monde, s'étonnant que l'on puisse représenter Les Paravents de Jean Genet dans un théâtre public, car {{Citation}}. Ainsi, quand il menace les directeurs de théâtre subversifs de leur couper les subventions en proclamant que « les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov devront choisir », il fait craindre à l'aspiration d'un art officiel et provoque la polémique : après la parution dans le Monde de la réponse de Roger Planchon puis de celle de Jean-Louis Barrault qui dénonce « le clairon de la répression culturelle », une procession funèbre silencieuse symbolisant la mort de la liberté d'expression rassemble le 13 mai 1973, à l'initiative de plusieurs metteurs en scène, dont Ariane Mnouchkine, Jean-Pierre Vincent, Jean Jourdheuil et Bernard Sobel, avec le soutien de la gauche, plusieurs milliers de manifestants.

Cependant, malgré l'apparente rupture avec l'ouverture et la modernisation voulue par Jacques Duhamel, Maurice Druon inscrit ses actions dans la continuité de son prédécesseur, conservant à leur poste les principaux directeurs du ministère, et reconduisant Jacques Rigaud comme directeur de cabinet, jusqu'au départ de ce dernier et son remplacement par Dominique Le Vert. Ses relations au sein du ministère sont parfois délicates, ses différends avec Pierre Emmanuel provoquant la démission entière du Conseil du développement culturel, créé en décembre 1971 à la suite de la commission culturelle du VI{{e}} plan. Et, si la censure au cinéma persiste, à travers l'interdiction dHistoires d'A de Charles Belmont et Marielle Issartel, qui présente un avortement par aspiration en direct, et le

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