En raison de la canicule :
Mardi 23 juin : Fermeture exceptionnelle de la médiathèque de Vallet. La bibliothèque de La Chapelle-Heulin reste ouverte.
Mercredi 24 et jeudi 25 juin : Les bibliothèques de Vallet et du Pallet seront fermées l'après-midi.
Le matin : L'ensemble des bibliothèques du réseau restent ouvertes.
Non concernées : Aucun changement d'horaire pour Mouzillon, La Regrippière, La Remaudière et La Chapelle-Heulin.
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La gare de Philadelphie où se déroule une séquence de Blow Out. Philadelphie est la ville où Brian De Palma a passé une grande partie de sa jeunesse. Brian Russell De Palma naît le {{Date de naissance}} à Newark dans l’État du New Jersey. Il est le fils d'Anthony De Palma, un chirurgien orthopédiste d'origine italienne et de Vivienne Muti, femme au foyer{{,}} qui aurait aimé faire une carrière de cantatrice. Bien que ses parents soient des catholiques italiens, Brian De Palma est baptisé dans une église presbytérienne. Il grandit ensuite à Philadelphie en Pennsylvanie où ses parents déménagent lorsqu'il a cinq ans puis dans le New Hampshire. Ses parents souhaitant s'intégrer à la société où ils vivent, les enfants sont élevés {{Citation}} Cela explique que, contrairement à Martin Scorsese, lui aussi italo-américain, De Palma ait peu filmé la communauté italienne envers laquelle il ne ressent pas d'appartenance forte.
Le jeune Brian de Palma fréquente notamment des écoles protestantes ou quakers, dont la Friends' Central School près de Philadelphie. Ce type d'établissement fait faire aux enfants des réunions pour parler de la philosophie quaker : c'est là que s'est développé le fort sens moral du cinéaste. Enfant et adolescent il est passionné par la physique et l'électronique, aimant démonter des appareils pour comprendre leur fonctionnement et ne s'intéresse ni au cinéma ni à l'art en général.
La famille De Palma est désunie, les parents se disputent beaucoup. Le jeune Brian s'isole souvent dans sa chambre pour lire et s'abstraire de cette ambiance tendue. Ses parents encouragent l'esprit de compétition entre leurs trois fils. Brian De Palma et son frère Barton (qui deviendra peintre) grandissent dans l'ombre de leur frère aîné Bruce, adulé par leurs parents, qui deviendra un brillant scientifique{{,}}, faisant notamment ses études au {{Langue}}. Adolescent, Brian remporte cependant un concours grâce à un mémoire sur {{citation}} ce qu'il considère comme {{Citation}} (Bruce ne sera que troisième à ce concours).
C'est Brian De Palma qui provoque le divorce de ses parents, en 1958. Après que sa mère a tenté de se suicider en avalant des somnifères, elle apprend à son fils que son père la trompe. Elle sait que le caractère du jeune Brian, contrairement à ses frères, le poussera à passer à l'action. Il décide d'amener à sa mère la preuve de l'infidélité de son père. Il essaye d'abord d'enregistrer ses conversations téléphoniques, puis il tente de le suivre, armé d'un appareil photo. Il finit par arriver sans prévenir dans le bureau de son père et surprend le couple adultère. Après cette révélation, ses parents se sépareront. Ils se remarieront tous deux et en seront très heureux par la suite, Brian De Palma expliquant {{Citation}} Il jugera s'être fait manipuler par sa mère qui disait à ses enfants beaucoup de mal de son père. Il a regrette l'éclatement familial consécutif au divorce : {{Citation}} Brian de Palma a déclaré que la famille où il est né lui a donné l'idée que la famille est {{Citation}} et dit ignorer en conséquence à quoi correspond l'expression {{Citation}}
Butler Library, bibliothèque centrale de l'Université Columbia. Brian De Palma commence en 1958 des études de sciences physiques à l'Université Columbia à Manhattan. Il est prévu qu'il y étudie pendant deux ans avant de tenter d'entrer comme son frère ainé au {{Langue}}. Mais Columbia est alors une université où les sciences humaines et l'enseignement de l'art ont une grande importance. Brian De Palma intègre ainsi un milieu {{Citation}} Il découvre les films de la Nouvelle Vague réalisés par Jean-Luc Godard ou François Truffaut, ainsi que Fellini ou Visconti. Il voit aussi Sueurs froides d'Alfred Hitchcock qui va beaucoup le marquer. Sa formation scientifique initiale l'amène à se demander comment on fabrique un film, de quel manière sont faits les films qu'il regarde et apprécie. Il se réoriente et termine ses études à Columbia sur un diplôme de {{Lang}} en 1962. Son père, désapprouvant cette réorientation, décide de cesser de financer ses études.
C'est pendant ses études à Columbia qu'il réalise ses premiers courts-métrages. Durant sa deuxième année, il est comédien dans plusieurs pièces mises en scène par des étudiants. Comme certains de ces étudiants tournent des courts métrages, qu'il a acheté sa propre caméra {{unité}} pour 150 dollars et qu'il a des connaissances en technique, un de ces étudiants lui demande de travailler comme chef-opérateur sur son film. C'est ainsi qu'il se retrouve réalisateur de son premier court-métrage, Icarus : un désaccord avec le metteur en scène (De Palma n'avait pas voté pour la pièce que l'autre soutenait pour le spectacle annuel) fait que l'équipe comme le réalisateur quittent le lieu de tournage. Resté seul avec l'acteur, Brian De Palma décide de réaliser lui-même le film. Son deuxième court métrage, 660124: The Story of an IBM Card, très influencé par Ingmar Bergman parle de déterminisme. Il dit en 2001 qu'il s'agissait d'un film assez prétentieux et qu'il ne s'en souvient plus très bien.
Son troisième court métrage, {{Lang}} (ou {{Lang}}{{Note}}) remporte plusieurs prix, notamment celui de la fondation Rosenthal pour le {{Citation}} C'est grâce à ce prix qu'il pourra, par la suite, financer ses premiers longs métrages. Dans ce film, qui raconte l'histoire d'un sculpteur dont une œuvre prend vie et qui la poursuit afin qu'elle redevienne sculpture, il place beaucoup de références aux films qu'il découvre à l'époque comme La dolce vita ou Le Septième Sceau. Le film est tourné de manière {{Citation}}, avec peu de moyens et une équipe composée d'étudiants. C'est sa première collaboration avec William Finley qui jouera dans plusieurs de ses films par la suite, notamment {{Lang}}. Brian De Palma estime dans les années 2000 que, contrairement à ses deux premiers films qu'il juge {{Citation}}, {{Lang}}, son meilleur court métrage, est drôle et absolument pas {{Citation}}. Brian De Palma a déclaré qu'aucun des courts-métrages qu'il a réalisés durant ses études n'a été financé par les établissements où il étudiait : ce sont {{Citation}}.
Westlands House, le plus ancien et l'un des principaux bâtiments du Sarah Lawrence College. Brian De Palma intègre le comité qui s'occupe de monter des pièces de théâtre à Columbia. Il organise alors une collaboration avec le Sarah Lawrence College, une université d'arts libéraux. Il y est repéré par un professeur d'art dramatique, Wilford Leach. S'intéressant au cinéma, Leach obtient à De Palma une bourse pour venir étudier à Sarah Lawrence. Il y passe {{Citation}} entre 1962 et 1964, achevant ses études avec un {{Lang}}. Ce sont des années cruciales dans sa formation : Brian De Palma considère que Wilford Leach a su voir son potentiel et lui a beaucoup appris. Leach enseigne à De Palma ce qu'il ne peut apprendre par lui-même en réalisant des courts métrages sans argent : le travail sur le scénario, avec les acteurs, les décors... C'est en référence à Wilford Leach qu'il nommera « Winslow Leach » le personnage principal de {{Lang}}. Il suit aussi, à Sarah Lawrence, les cours de Joseph Campbell dont il lit tous les livres et avec qui il discute beaucoup (la pédagogie de Sarah Lawrence favorise les tête-à-tête entre élève et professeur.
Durant ses années d'études, Brian De Palma est marqué par deux faits historiques importants : la Guerre du Viêt Nam qui éclate durant ses études à Columbia et l'assassinat de John F. Kennedy. Pour lui comme pour la plupart de ses amis, la guerre du Viêt Nam n'a aucun sens. Il ne croit pas à ce qu'en disent les politiques, il n'accrédite pas la théorie des dominos. Il fera d'ailleurs tout pour se faire réformer et échapper à la conscription, se prétendant homosexuel, avalant n'importe quoi pour déclencher les nombreuses allergies dont il souffre, fumant pour se faire tousser, usant d'un certificat médical de complaisance et finalement affirmant au psychiatre de l'armée qu'il est communiste. Il n'ira donc pas combattre, et il estime en 2001 seuls les