En raison de la canicule :
Mardi 23 juin : Fermeture exceptionnelle de la médiathèque de Vallet. La bibliothèque de La Chapelle-Heulin reste ouverte.
Mercredi 24 et jeudi 25 juin : Les bibliothèques de Vallet et du Pallet seront fermées l'après-midi.
Le matin : L'ensemble des bibliothèques du réseau restent ouvertes.
Non concernées : Aucun changement d'horaire pour Mouzillon, La Regrippière, La Remaudière et La Chapelle-Heulin.
Molière est né au coin de la rue Sauval (anciennement des Vieilles-Étuves) et de la rue Saint-Honoré (maison détruite en 1802). Toute la famille habite le quartier des Halles (détail du plan de Turgot, 1739).
Jean-Baptiste Poquelin, baptisé le {{date}} en l'église Saint-Eustache, dans le quartier des Halles à Paris, est né dans la maison {{numéro}}1 sur le plan ci-contre, où son père, Jean Poquelin, marchand tapissier, avait installé son fonds de commerce deux ans plus tôt avant d’épouser sa mère Marie Cressé. Son grand-père paternel et son grand-père maternel, tous deux marchands tapissiers, exercent leur métier dans le voisinage, rue de la Lingerie (2 et 3 sur le plan). Il est également le cousin du prêtre catholique Jean Poquelin.
Les Poquelin et les Cressé sont des bourgeois riches qui vivent à leur aise dans des demeures confortables et agréablement meublées, comme en témoignent les inventaires après décès. Le grand-père Cressé a une maison de campagne à Saint-Ouen. Un oncle de Molière, Michel Mazuel, est musicien, collabore à la musique des ballets de cour et est nommé en 1654 compositeur de la musique des Vingt-quatre Violons du Roi. En 1631, le père de Molière rachète à son frère cadet un office de {{Citation}}.
Le petit Molière aura trois frères et deux sœurs, dont aucun ne survivra. À dix ans, il perd sa mère. Son père se remarie avec Catherine Fleurette, dont il a trois filles, mais qui meurt en 1636. En 1637, le père de Molière, qui ne se remarie pas, obtient la survivance de sa charge pour son fils qui a quinze ans.
Sur ses études et sa formation littéraire, Molière n’a pas fait de confidence et il n’existe aucun document. Les témoignages sont tardifs, contradictoires et entachés de polémiques.
Dans une brève notice biographique placée en tête du premier volume des Œuvres complètes parues en 1682 et attribuée à deux fidèles, La Grange et Vivot, on lit qu’il fut élève des jésuites au collège de Clermont (l'actuel lycée Louis-le-Grand) un des meilleurs collèges de Paris, où {{Citation}}. Molière y reçut une première initiation à la vie théâtrale.
Jean-Léonor Le Gallois, sieur de Grimarest, qui fut le premier à écrire une Vie de M. de Molière en 1705, en se fondant sur les conversations qu'il avait pu avoir avec Jean Racine, Esprit-Madeleine Pocquelin et divers autres témoins, mais surtout avec Michel Baron, lequel avait été l'élève de Molière pendant les trois dernières années de sa vie, raconte qu’au collège Molière avait eu pour condisciples François Bernier et Claude-Emmanuel Luillier, dit Chapelle, fils naturel d’un riche conseiller au parlement de Metz. Ce dernier avait pour "précepteur" occasionnel le philosophe Pierre Gassendi, qui aurait admis Molière parce qu’il avait remarqué chez lui des dispositions philosophiques, ainsi que Bernier et Cyrano de Bergerac. En l'état de la documentation, ces affirmations sont invérifiables, comme le sont diverses anecdotes rapportées dans cette Vie de Molière, que le vieux Boileau s'empressa de fustiger au cours de l'année qui suivit sa publication. On peut seulement déduire de la lecture de ses pièces que Molière aurait été imprégné de gassendisme (philosophie atomistique mêlant épicurisme et scepticisme), et se serait plus particulièrement intéressé à la doctrine d'Épicure, exprimée sous sa forme la plus poétique, mais aussi la plus radicale, par Lucrèce, un auteur qu'il a d'ailleurs traduit et dont il reprendra quelques vers dans Le Misanthrope.
À sa sortie du collège de Clermont, il serait devenu avocat, selon un contemporain bien renseigné, Le Boulanger de Chalussay, qui publie en 1670 une comédie satirique contre Molière.
{{Citation}}.Grimarest est hésitant : {{Citation}}.
Molière ne s’est jamais paré de son titre et aucune mention de son nom n'est faite dans les registres de l'Université d'Orléans ni du barreau de Paris : {{Citation}}. L'hypothèse d'une absence totale d'études est cependant peu vraisemblable : le fait que dans sa violente comédie-pamphlet Élomire hypocondre ou les médecins vengés, Le Boulanger de Chalussay, bien renseigné par ailleurs, ne conteste pas que Molière ait pris ses licences de droit à Orléans, mais précise qu'il n'y est allé qu'un jour pour les acheter (ce que fit effectivement pour sa part Charles Perrault, qui l'avoue au commencement de ses mémoires), donne à penser que, si Molière a pu laisser croire cela dans son entourage (c'est-à-dire la possibilité d'être inscrit dans une faculté de droit), c'est parce que tout le monde savait qu'il avait au moins terminé ses études secondaires (avec leurs deux années de philosophie) dans un collège parisien. Rappelons que Racine arrêta lui aussi ses études après ses deux années de philosophie.
En 1642, selon Grimarest, Molière aurait exercé la charge de tapissier ordinaire du roi et suivi la cour de Louis XIII à Narbonne. Il avait hérité cette charge de son père alors qu'il n'avait pas tout à fait 16 ans, en décembre 1637, mais aucun document ne prouve qu'il l'exerçait effectivement à cette époque.
La nouvelle troupe transforme le jeu de paume des Mestayers en théâtre : une scène dans la largeur de la salle (environ {{unité}}), une galerie dans sa longueur ({{unité}}), et des loges au-dessus. À 21 ans, Molière s’engage dans la carrière théâtrale. Le 30 juin 1643, par devant notaire, il s’associe avec les trois Béjart (Joseph, l’aîné, et ses sœurs Madeleine, 25 ans, qui va partager sa carrière et sa vie, et Geneviève, 19 ans) et quelques amis, la plupart {{Citation}} comme lui, en tout six hommes et quatre femmes, pour constituer une nouvelle troupe de comédiens, {{Citation}}. C’est la troisième à Paris, après la Troupe royale de l’Hôtel de Bourgogne et {{Citation}}, à laquelle Pierre Corneille donnait toutes ses pièces depuis 1629.
Molière avait renoncé à la charge de tapissier du roi. Son père, qui devait trouver l’aventure collective hasardeuse, accepte néanmoins de l’émanciper, car il n’avait pas 25 ans. Molière reçoit en outre un faible acompte de 630 livres sur l’héritage maternel.
La nouvelle troupe s’installe au jeu de paume des Métayers sur la rive gauche au faubourg Saint-Germain (actuellement 10-12 rue Mazarine). Pendant les travaux d'aménagement, qui durèrent d'octobre à décembre 1643, la troupe joue dans divers jeux de paume et fait un séjour d'au moins trois semaines à Rouen, qui disposait de deux jeux de paume aménagés en théâtre et où se rendaient constamment des troupes de comédiens. Son répertoire est constitué majoritairement, semble-t-il, de tragédies et de tragi-comédies. Certains des auteurs les plus en vue de l'